Aujourd'hui sort un livre très attendu par une partie de la communauté des jeunes chercheurs et jeunes chercheuses : la bande dessinée de Tiphaine Rivière, "Carnets de Thèse". Publié aux éditions du Seuil, l'ouvrage suit sur 180 pages le parcours pour le moins ardu d'une doctorante en lettres.

Pour celles et ceux qui connaissent déjà les dessins de Tiphaine Rivière, "Carnets de Thèse" reprend le personnage de Jeanne, créé sur son blog, Le bureau 14 de la Sorbonne. Ouvert il y a quatre ans, ce blog qui, comme PhDelirium ou Vie de thésarde, croque les moments de liesse ou de désarroi des jeunes chercheurs, a rapidement rencontré le succès auprès des doctorants.

Interview de Tiphaine Rivière

Le silence radio du directeur de thèse, les problèmes d'argent, la pression de la première intervention à un colloque, la procrastination, la quasi impossibilité de faire comprendre au reste de sa famille la nature de son travail, la quête d'une définition précise de son sujet, les difficultés dans son couple que la thèse génère : l'héroïne de "Carnets de Thèse" traverse toutes les difficultés qu'il est permis d'imaginer qu'une doctorante connaisse. Pas de "spoiler" ici : nous vous laissons découvrir si Jeanne parvient ou non à soutenir sa thèse et à sortir indemne de son doctorat.

"Carnets de thèse"

Les situations dépeintes, criantes de vérité et très drôles, appuient où cela fait mal. On rit, donc, mais souvent jaune. Et, en fermant la bande dessinée, on se prend à espérer qu'elle soit accueillie comme elle se doit, c'est-à-dire non seulement comme un livre plein d'humour et d'anecdotes cocasses qui sentent le vécu, mais aussi comme une enquête sociologique qui met à jour les failles persistantes de notre système de formation des jeunes chercheurs.

Un extrait de "Carnet de Thèse", quand Jeanne apprend qu'elle est acceptée en thèse.

On peut se procurer la bande dessinée en librairie et, bien sûr, sur le site de l'éditeur.